Claire L’Hoër a reçu en héritage le virus de l’histoire : toute petite, elle écoutait avec intérêt les conversations historiques qui animaient la table familiale. Elle en a gardé une passion pour le passé et une curiosité insatiable pour les témoignages historiques. Elle recueille les biographies de témoins du XXè siècle pour en faire des livres à destination familiale. Ce contact avec les grands témoins de l'Histoire a ouvert son horizon. Dans l'un de ses ouvrages, Les Paradoxes de l’histoire, elle débusque les idées reçues de notre culture historique sur un ton ludique et impertinent.

Le Cherche Midi éditeur, 128 pages, 4 euros.

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Interview parue dans Version Femina Nord - 30 mai 2011

D'où vient cette passion pour l'histoire ?

C'est un virus familial. Mes parents étaient commerçants et ont un naturel curieux. Mon père passait son temps à lire, surtout les livres d'histoire. Il nous a appris, à mon frère et à moi, à aimer les livres et l'histoire. Mon frère est responsable de la communication au musée de Berck-plage. Je suis historienne. Nous avons été tous les deux contaminés.

Comment est née l'idée de ce livre ?

C'est venu d'une discussion entre mon frère et moi : nous nous demandions quel avait été le vrai rôle de Jules César dans l'Empire romain. Il y a peu de sources et nous nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup d'idées reçues sur le sujet. Elles ont la vie dure !

Quel est le préjugé le plus répandu ?

La France était résistante pendant la Seconde Guerre mondiale. En fait, de Gaulle était résistant, quelques Français également mais la France était officiellement dirigée par le gouvernement de Vichy qui collaborait avec l'Allemagne. Autre préjugé : Cléopâtre était égyptienne. Non, elle était grecque.

Quelle a été votre démarche ?

Il a fallu croiser de nombreuses sources. J'ai aussi demandé leur avis à quelques historiens et latinistes. Je me suis demandé pourquoi on a transformé les faits. Est-ce à force de vouloir les simplifier pour les enseigner ? J'ai mis un an pour faire des recherches et écrire ce petit livre. Finalement, ces anecdotes sont une manière d'amener les gens à s'intéresser à l'histoire. C'est d'ailleurs une technique que j'utilise en conférence.

 

 

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